Un Dimanche à Piódão

Piódão, est un village classé « bien d’intérêt public ».

Il est situé dans la Serra do Açôr, sur un escarpement abrupt et une structure en mailles fermées à la structure sinueuse. Ce magnifique village est bien adaptée à la rugosité de l’espace environnant.
Les pâturages de la Sierra de S. Pedro do Açor, parsemés de nombreuse sources, ont attiré les bergers lusitaniens qui y ont paissé leurs troupeaux.

À l’époque médiévale, une petite colonie s’est formée, qui a été baptisée Maisons Piódam, puis transférée à son emplacement actuel, peut-être en raison de l’installation d’un monastère cistercien (dont il n’ya pas de vestiges) qui sera le fondement du lieu au siècle XIII.

Ce monastère était peut être lié à l’ancienne invocation de Santa Maria (commune dans les abbayes cisterciennes) du temple de l’église mère.

Stairway to Heaven (Escada para o Paraiso)

Le premier jour de décembre – nous l’espérions plus lumineux – fut finalement le bon pour la deuxième randonnée proposée par Germain Leclerc, infatigable éclaireur d’un Portugal qu’il connaît comme sa poche… sur les cartes Michelin.
Vers le Nord-Est de Figueira, à deux petites heures de route, un peu au-delà de la jolie petite ville d’Arouca, va se nicher avec noblesse et âpreté le Rio Paiva, réputé pour être l’un des cours d’eau européens les plus salubres : pas de pollueurs en amont, pas (ou peu) en aval. Seuls quelques maladresses de rafteurs intempestifs griffent de temps à autre quelque roc inusable. Pas de quoi déranger Nicolas Hulot dans ses grandes vacances.

La balade, sans aménagement, eut été sportive, voire dangereuse. Grâce à une longue flânerie romantique faite de bois imputrescible et de visserie discrète (Os Passadiços do Paiva), et dont l’accès vous est acquis pour la pharaonique somme de deux euros, elle reste physique mais néanmoins familiale. On imagine d’ailleurs les cohortes estivales cherchant ici, en petite montagne, une fraîcheur salutaire.

C’est simplement beau. Comme tout ce qui était là avant nous et le sera encore après. Mais Germain a choisi de conduire le petit groupe – une petite douzaine

(1) – selon l’itinéraire qui présente la grosse difficulté au tout début : plus de cinq-cents marches pour lesquelles chacun doit trouver son juste rythme. Avec tout de même, comme soutien psychologique, la promesse d’un casse-croûte colonial (?) qu’aura confectionné avec délicatesse et calories la douce Gisèle. Et si ventre affamé n’a pas d’oreilles, la gourmandise peut donner des ailes…Fût-ce pour de simples maquereaux et sardines à l’huile, réhaussés de l’emblématique pastel de nata.

Arrivée en ordre dispersé en haut des marches et il ne restera rien ou presque de ce « piquenique francês » qui fait sourire les marcheurs portugais qui nous dépassent.

Le reste (la balade en tout n’atteint pas tout-à-fait les 9 kilomètres) paraît très facile et il est enivrant de suivre ce cours d’eau qui n’en fait qu’à sa tête et repart de plus belle en fonction des torrents qui viennent l’alimenter. Il se la joue colère ou calme plat, selon la pente et le terrain, piège son écume pour un épais tapis blanc ou propose une véritable définition de la limpidité. Autour la nature hésite entre les couleurs flatteuses de l’automne et la mort annoncée de l’hiver, des champignons jouent à qui sera le plus moche, des panneaux nous renseignent sur les merveilleux « Borboletas » que nous ne verrons jamais. Un côté « hors saison » plus délicieux que mélancolique. On papote, par petits groupes, on s’isole pour taper une vraie marche, et une passerelle suspendue nous permet de saluer, en douce, le Harrison Ford d’Indiana Jones…
Une chaîne n’étant forte que de son maillon le plus faible, nous avons mis tranquillement deux fois le temps nécessaire pour cette heureuse découverte. Mais faire durer le plaisir, entre amis, reste une idée très défendable.
Un grand merci à Germain pour avoir reconnu pour nous ce chemin inoubliable et que nous vous recommandons sans réserve.

J.-F. B.
(1) Pascal et Brigitte, Francis et Nathalie, Jean-François et Dominique, Pascal, Antoine, Florane, Germain et Gisèle.

(Reproduit avec l’aimable autorisation de Jean-François Bourgeot)

Sernancelhe, Pays de la Châtaigne

Lapa, Châtaigne et Aquilino Ribeiro

 

Sernancelhe est une circonscription riche dans sa diversité: montagne, vallée, fleuve et paysages extraordinaires.

ENCADREMENT REGIONAL

Située dans la Région Centre-Nord du Portugal, en pleine région de la Beira Alta, la circonscription de Sernancelhe se situe dans le district de Viseu, dont elle appartient administrativement.

Traversé par le fleuve Távora, dans le sens sud-nord, et qui s’écoule en direction du Douro, Sernancelhe fait trontière avec les circonsciptions de Trancoso, Penedono, Aguiar da Beira, Moimenta da Beira, Vila Nova de Paiva, Sátão et São João da Pesqueira.

LA CIRCONSCRIPTION, LES ORIGINES, L’HISTOIRE

Vue générale sur la commune de Faia, l’une des communes riveraines

Sernancelhe est riche en histoire, patrimoine et tradition. Sernancelhe est le pays natal du célèbre écrivain portugais Aquilino Ribeiro, du Sanctuaire de Notre Dame de Lapa et de la châtaigne. Sernancelhe est également caractérisé par son territoire dense et montagneux où au bout de l’horizon on aperçoit la vallée du Marão et la Serra da Estrela.   

Au fond de la vallée, le fleuve Távora domine le paysage, serpente et parcourt rapidement le vallon, en direction du Douro.

Béni par la nature, Sernancelhe est connu pour être le “Pays de la Châtaigne”.  Au cours des siècles, les châtaigniers se sont inscrits dans le paysage qui définit les villages et les versants de Sernancelhe. Possédant une beauté indiscutable, les châtaigneraies multi-centenaires localisées à la Seara ou au pied du versant de Notre Dame au Pied de la Croix, très appréciées pour sa variété dénommée Martaínha, représentent une grande référence au Portugal. C’est au milieu de ces châtaigneraies qu’ont lieu les Raids VTT ainsi que les parcours pédestres, comme si l’on suivait les pas des pèlerins qui revenaient de Saint Jacques de Compostelle et arrivaient à Sernancelhe après avoir traversé les localités de Ponte do Abade caractérisé par ses auberges et Mosteiro da Ribeira.

Presque neuf siècles d’histoire définissent Sernancelhe comme étant l’une des plus anciennes circonscriptions du pays. L’église romane du XIIème siècle, située à Sernancelhe, caractérisée par sa voûte en berceau, exhibant deux groupes sculpturals inscrits dans des niches où est mis en evidence l’Apôtre Saint Jacques,  est l’exemple de ce passé prestigieux. Pays de foi et de bergers, c’est à Sernancelhe qu’est né l’un des plus grands écrivains portugais du XXème siècle nommé Aquilino Ribeiro, auteur du livre “Route de Santiago” ainsi que de la plus belle odyssée littéraire dédiée à la région de la Beira et plus précisément aux Terres du Démon.

À presque mille mètres d’altitude, le Sanctuaire de Notre Dame de Lapa, l’un des plus anciens de la Péninsule Ibérique, garde l’une des plus belles pages de diffusion du culte au Portugal et dans le monde, et a joué un rôle important concernant l’évangélisation des nations lors de la période des Grandes Découvertes.

Sernancelhe tient également une place dans l’histoire du Portugal. Une histoire vécue par les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui, dans le fleuve Távora, trouvaient la fraîcheur qui leur permettait de poursuivre leur chemin; l’ombre et la magnificence des châtaigniers leur transmettaient la vigueur de la nature. La beauté ainsi que l’exemple inspirateur de l’apôtre Saint Jacques, sculpté sur la façade de l’eglise de Sernancelhe, leur donnait la motivation pour terminer leur pèlerinage de foi et de vie.

PREMIÈRE CHARTE EN 1124, AVANT LA FONDATION DU PORTUGAL

Sernancelhe a reçu sa première charte le 26 octobre 1124, document confirmé par le roi D. Alphonse II en 1220. En 1514, le roi D. Manuel a octroyé une nouvelle charte à Sernancelhe, localité qui a connu tout au long de son histoire diverses altérations administratives provoquant ainsi un profond changement concernant l’organisation de la circonscription. Les communes de Fonte Arcada, Lapa, Vila da Ponte et Sernancelhe ont obtenu le statut de ville où juge, greffier, officier public et sergent-major ont exercé leurs fonctions.   Sancha Vermuiz a octroyé une charte à Fonte Arcada en 1193. Fonte Arcada était le siège d’une circonscription constituée de six communes mais elle a été dissoute en 1855. Cette localité exhibe une diversité patrimoniale enviable ainsi que de nombreux édifices d’origine noble qui attestent l’importance administrative de cette époque.

Lapa, qui est aujourd’hui le troisième sanctuaire marial du pays, a également joué le rôle d’une circonscription à partir du 18 juin 1740. La circonscription de Lapa a existé pendant plus d’un siècle mais elle a également été dissoute en 1885.

LE SANCTUAIRE DE NOTRE DAME DE LAPA

Vila da Ponte est une autre localité appartenant à la circonscription de Sernancelhe qui a obtenu le statut de ville en 1661 par le roi D. Alphonse VI. La Place, où se dressent le pilori et l’ancienne Mairie représentent aujourd’hui les témoins de cette période d’une grande influence locale et régionale.

Ce n’est qu’en 1896 que la circonscription de Sernancelhe a été constituée telle que nous la connaissons actuellement, avec ses 13 communes et une superfície de 220 kilomètres carrés.

Le dynamisme que Sernancelhe a démontré au fil des siècles est essentiellement dû à sa localisation. L’harmonie entre les monts et le fleuve, entre la vallée et la montagne, a été déterminante pour que Sernancelhe évolue sans cesse.

Le XXème siècle est indubitablement associé à l’auteur Aquilino Ribeiro, natif de la commune de Carregal, circonscription de Sernancelhe, où il est né le 13 septembre 1885. À 10 ans, il vit avec ses parents dans la petite ville de Soutosa, Moimenta da Beira, où il fréquente l’enseignement primaire. Il poursuit son parcours de jeune collégien à Lamego et viseu où il fréquente le séminaire, qu’il finit par abandonner par manque de vocation. En 1906, il vit à Lisbonne et en pleine période d’agitation républicaine, il commence à écrire ses premiers articles de journaux. En 1907, à la suite de l’explosion d’une bombe, il est mis en prison. Mais il parvient à s’évader et entre 1908 et 1914, il vit entre Paris et Berlin. En 1914, la Première Guerre Mondiale l’oblige à repartir au Portugal.

En 1918, il publie son premier roman : La voie Sinueuse  qu’il dédie à la mémoire de son père, Joaquim Francisco Ribeiro. L’écrivain Raul Proença, l’invite en 1919 à travailler en tant que bibliothécaire à la Bibliothèque Nationale de Lisbonne . C’est à cette période qu’il écrit incessamment: Les Terres du Démon (1919), Le Roman de la Renarde (1924), La Bataille sans fin (1931) et bien d’autres titres. Il participe à de nombreux mouvements révolutionnaires contre la dictature militaire à Porto et Viseu, qui l’obligent à s’exhiler, deux fois, à Paris (1927 et 1928) où il se marie une deuxième fois (sa première femme étant décédé). À partir de 1935, sa production littéraire devient plus féconde: wolfram (1944), L’Archange Noir, O Malhadinhas (1949), La Grande Maison de Ramarigães (1957), Quand hurlent les Loups (1958), ce dernier ayant été interdit par la censure et a été un prétexte pour que le tribunal ouvre un procès conte l’auteur. Entre temps, il voyage au Brésil, Londres et Paris. En 1953, durant les commémorations du 50ème anniversaire de son premier livre, promu par la Société Portugaise des Écrivains, présidée par Ferreira de Castro, il tombe malade et décède à 78 ans, le 27 mai 1963 à Lisbonne.

En effet, Aquilino Ribeiro est considéré comme l’un des romanciers les plus féconds de la première moitié du XXème siècle. Son style littéraire est caractérisé par une excpetionnelle richesse lexicologique et par l’utilisation de constructions phrasiques d’origine populaire, pleine de régionalisme.

En dépit du fait que Aquilino Ribeiro ait adopté un style littéraire traditionnel, il a cherché, tout au long de sa vie, à diversifier les thèmes de ses oeuvres, ce qui est difficile de systématiser leur thématique. Dans ses romans, Aquilino Ribeiro décrit avec une profonde imagination, des scènes de sa vie et du quotidien des villages des Terres du Demon telles que la convivialité entre les villageois, l’éducation assurée par les prêtres, les conspirations politiques, les évasions rocambolesques ainsi que les les exhiles. Jusqu’en 1932, année où il s’installe à Cruz Quebrada, tous les décors, contextes et personnages que Aquilino invente renvoient à sa région natale la Beira.

O Malhadinhas, Andam faunos pelos Bosques et Terras do Demo constituent les exemples les plus célèbres de la littérature renvoyant aux origines de l’auteur. En effet, le lecteur se voit, avec une extrème facilité, mêlé aux personnages, guidés par leurs traditions et leur façon typique de s’exprimer. Son parcours exceptionnel lui a permis de faire partie de la liste des candidats au Prix Nobel de la Littérature, en 1960, distinction qu’il n’a pas obtenue.

Cependant, en 2007, l’Assemblée de la République a décidé de rendre hommage à sa mémoire et de lui accorder les honneurs du Panthéon National. La translation de sa dépouille a eu lieu le 19 septembre 2007. Aquilino Ribeiro est ainsi la dixième personnalité qui est entré au Panthéon National.

En ce qui concerne la vie et l’oeuvre de l’Illustre Aquilino Ribeiro, la Municipalité de Sernancelhe a contribué, ces dix dernières années, à la divulgation de divers auteurs qui se sont intéressés à l’extraordinaire production littéraire de ce grand écrivain. Sernancelhe, est d’ailleurs la seule municipalité du pays qui édite une revue littéraire consacrée à un auteur, dans ce cas précis  à Aquilino Ribeiro.

Le Couvent de Notre-Dame de Assunção, situé dans la commune de Carregal, a été un lieu d’inspiration pour Aquilino

Pour toutes ces raisons, Aquilino Ribeiro, un illustre natif de Sernancelhe, une personnalité primordiale de l’histoire et de la culture portugaises, mérite d’être évoqué en permanence. La maison où il est né, les mémoires de son enfance, les sources d’inspiration de ses oeuvres, les visages rudes et les tempéraments amères des populations des “Terres du Demon” telles qu’il les a décrits dans ses livres,   sont toujours vivants, avec la même vigueur et la même grandiosité patrimoniale afin qu’ils soient les témoins de notre identité.

 

 

 

 

3 M3 d’eau pour les résidents de Figueira …

Saviez vous qu’il y a, à Figueira da Foz, un tarif d’eau pour les non résidents et un autre pour les résidents, la difference ? 3 M3 gratuit / mois.

Vérifiez sur votre dernière facture s’il y a la mention « DOM NÃO RESID » dans le cadre « Dados de Contrato » !
Il faut juste, dans ce cas, vous rendre à « Aguas da Figueira » avec votre dernière facture, justificatif de domicile (avis IRS) et votre certificat de NIF … Qu’on se le dise …

Promenade en Bateau dans la rade de Figueira da Foz

Un petit tour en bateau dans l’estuaire du Mondego cela vous tente ?

Nous avons testé pour vous la petite balade d’une heure avec Gustavo :

 

Ce sympathique Marin, vous fera faire découvrir une autre vison du port pour 10€ une heure. Il pourra aussi vous proposer à votre convenance, sur réservation, une ballade avec repas à bord pour un petit groupe. Prochainement des parties de pêche seront organisées.

Qu’on se le dise !

 

Association CARAVEL PASSION

L’association “Cavavel Passion“ est soutenue par ce site et ses membres se retrouvent habituellement pour déjeuner le Mardi à 12h30 au restaurant “Quinta da salmania” à Figueira da foz, n’hésitez pas à vous joindre à nous …

Contact :
Rua do Pinhal , n° 1A
3080-022 Figueira da Foz
contact@caravelpassion.pt

https://www.facebook.com/CaravelPassion/

http://caravelpassion.pt

FIGUEIRA DA FOZ

Voici une petite plaquette de présentation de la magnifique ville de Figueira da foz. N’hésitez pas à me suggérer les améliorations que vous y apporteriez …

Cliquez sur ce lien : présentation

 

ville aux mille facettes

Soleil, mer, nature, culture, loisir, sport, cette ville aux mille facettes sait allier des quartiers modernes et anciens ce qui lui confère un charme indéniable où chacun saura trouver son bonheur.

Mélange unique entre l’authenticité d’un port de pêche et l’héritage cosmopolite de la Belle Epoque. La station balnéaire de Figueira da Foz, avec ses vastes plages de sable blanc qui invitent au repos, est une des plus fréquentées du Portugal.

A l’embouchure de la rivière Mondego, à trente minutes de Coimbra, à une heure de Porto, à une heure trente de Lisbonne, Figueira da Foz est facilement accessible par le train, bus et les bonnes liaisons routières, notamment l’autoroute. Ce qui la situe à moins de quatre heures de Paris en combinant avion et voiture.

ville aux mille activités

Figueira da foz offre de merveilleux instants de bonheur en toute sécurité. Vous apprécierez les installations culturelles, sportives, et la gastronomie portugaise reconnue qui vous est proposée dans les très nombreux restaurants et hôtels qui sauront vous charmer.

Le climat tempéré et le soleil présent plus de deux mille cinq cents heures par an sont propices au repos,  mais aussi à la découverte de la nature, de la région, de la faune, de la flore, et des marais salants qui sont le refuge de nombreuses espèces et sont gardiens de la tradition paludière de la région.

Culture, tradition et joie de vivre …

… sont des maîtres mots du peuple portugais et la gentillesse des habitants n’a d’égale que leur sympathie.

Les jeunes comme les aînées       sauront trouver profusion d’occupations et de loisirs …

La santé 

Le centre hospitalier de Figueira da Foz, assurera aux plus exigeants une assistance médicale de premier ordre, en conjonction avec l’hôpital universitaire de Coimbra reconnu comme un des meilleurs plateaux techniques du monde notamment en cardiologie.

Les nombreux parcours cyclables et pédestres, au bord de plage et en forêt, les équipements de remise en forme et le microclimat, vous permettront de retrouver rapidement une santé optimale.